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L'interview  

de

 avec ISA

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Comment êtes-vous venue à l'écriture ?

Depuis mon enfance, je suis passionnée par la lecture. C'était une évasion bienvenue face à l'ennui du quotidien.

Pendant mes études d'enseignante, j'ai découvert de grands auteurs, mais comme durant mon enfance, où je préférais les récits d'aventures aux poèmes, j'étais alors fan de polars.

L'écriture est pour moi la conséquence logique de la lecture. 

Dans les années 2000, je donnais des cours du soir de graphologie et d'analyses de dessins d'enfants.

J'ai effectué de nombreuses photocopies pour mes élèves, j'ai pu créer un site "enfance-dessins-et-personnalités.ch", où chacun pouvait y trouver des dessins et leurs  analyses.

En 2010, j'ai utilisée cette matière dans mon premier livre "Analyses de dessins d'enfants".

- Il s'agissait d'un livre professionnel. Comment êtes-vous passée à la fiction?

Au début de ma retraite, en 2015, j'ai tenté de faire connaître le monde de mon enfance et de mon adolescence à ma famille. C'était mon point de vue de fille, d'adolescente sur les années 1950 à 1968, à travers le regard d'Annie. Les personnages sont fictifs, mais ils illustrent la vie des femmes de trois générations.

- Comment avez-vous  choisi vos énigmes, vos mystère dans la série "Elle s'appelait" ?

Je me laisse surprendre par une émotion autour de laquelle je crée un texte, censé m'aider à comprendre ce ressenti.

Par exemple, Elle s'appelait Alba est la conséquence d'une rencontre.

Il y a longtemps, pour la première fois, j'arpentais un sentier étroit et sauvage avec le chien de mon fils, un setter anglais. En face, un homme est apparu avec un berger allemand particulièrement grand. Celui-ci marchait calmement à côté de son maître et il semblait être bien dressé.

J'étais surprise de les rencontrer dans ce coin perdu, éloigné de la civilisation Je me suis arrêtée sur le bord pour les laisser passer. Le chien de mon fils habituellement sociable et d'une grande gentillesse a ressenti ma crainte. Il a grondé, montrant ses crocs, le regard furieux.  L'homme amusé  et souriant l'a regardé en passant devant nous avec son animal imperturbable.

Quelques semaines plus tard, j'ai vu cet homme à la télévision aux côtés d'une personnalité politique, de passage en Suisse. J'ai pensé que c'était un garde du corps. Il est devenu l'un des protagonistes du polar

                                                                    Elle s'appelait ALBA.

Le garde du corps de ma fiction, Monsieur Mallet et Alba sont inséparables, enfin presque. Ils vivent dans un coin perdu, où tout peut arriver.

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